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La sieste rendrait nos enfants plus heureux et plus intelligents !

Une étude américaine atteste que quelques minutes de repos par jour sont très bénéfiques pour la santé des plus jeunes. On s’en doutait un peu… Mais là, c’est scientifiquement prouvé.  

 

Theo & Beau- © Momma’s Gone City – Jessica Shyba

 

Ah la sieste ! Nous, les parents, on adore… La faire oui bien sûr – on tuerait même parfois devant son clavier pour ces quelques petites minutes de repos – mais aussi la faire faire à nos enfants. C’est un de nos rares moments de tranquillité et, en plus, ça leur fait un bien fou. Il n’y a qu’à voir l’état, en fin de journée, d’un petit de 4 ans qui n’a pas siesté… Au secours ! Il devient aussi pénible qu’une hyène en cage… Ce sont des crises d’hystérie à répétition pour un oui ou pour un non (surtout pour un non) et il est très difficile de garder son calme et sa zénitude légendaire malgré tous nos principes d’éducation positive pour les tolérer. Bref, la sieste, c’est que du bon. Mais alors pourquoi est-ce si difficile de leur faire faire ?

Un QI plus élevé

Un argument scientifique sera peut-être le moyen de les convaincre… Une étude des universités de Pennsylvanie et de Californie publiée dans le journal médical Sleep l’atteste :

les enfants qui dorment entre 30 et 60 minutes au moins trois fois par semaine sont plus heureux, ont un plus grand self-control, un QI plus élevé et de meilleurs résultats scolaires. Et qui dit un enfant plus heureux (avec des bonnes notes) dit des parents aux anges !

Près de 3 000 élèves âgées de 10 à 12 ans se sont ainsi soumis au test de la sieste du midi prouvant sa relation avec leur comportement. C’est la première étude approfondie sur le sujet dans un contexte où la somnolence et le manque de sommeil toucherait près de 20 % de ces enfants avec tous les effets négatifs que cela engendre qu’un point de vue cognitif, physique et émotionnel.

Des bienfaits chez les bébés comme chez les pré-ados

On connaît les bienfaits et l’importance de la sieste chez les tout petits au niveau psycologique et neurologique. C’est le moment où l’hormone de croissance est stimulée, où le système immunitaire se renforce, où le cerveau traite et mémorise les apprentissages, etc.  Chez les plus grands aussi la sieste a des vertus. Si des études précédentes avaient déjà montré qu’elle pouvait leur apporter la même récupération qu’une nuit complète, là, les scientifiques de Pennsylvanie prouvent sa corrélation directe avec des éléments comportementales, académiques, sociales et physiologiques. Il ne reste plus qu’à rendre la sieste obligatoire à l’école primaire et au collège. Et pourquoi pas au bureau tant qu’on y est, la productivité n’en sera que meilleur. En deux mots : au dodo !