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Vacances chez papi & mamie : les 5 trucs à savoir pour que ça se passe bien

Dernière ligne droite avant les vacances. Vous avez confié vos enfants aux grands-parents et allez enfin être peinard… Oui, mais à condition de respecter quelques règles en préambule pour que tout se passe à merveille… Nos conseils testés et approuvés.

 

© 2019 Walter Chandoha. Extrait du livre Cats.Photographs 1942-2018 aux éditions Taschen.

 

Youpi ! Les petits partent chez papi-mamie ! C’est un peu le début de vos vacances… On a beau les adorer, être sans eux fait un bien fou. Retrouver ce sentiment de liberté, de n’avoir que soi à s’occuper, les restos, les terrasses, les verres de rosés… Aller chez les grands-parents, c’est bien pour tout le monde ! Pour soi, son couple, les grands parents et pour nos enfants. C’est le moyen pour eux de gagner en autonomie, de voir un autre modèle que leurs propres parents et de tisser un lien privilégié avec leurs grands-parents. Ça va aussi nourrir leurs plus beaux souvenirs d’enfance… Et puis partir pour mieux se retrouver, se manquer, c’est tellement bon… Seulement les laisser n’est pas toujours facile…

1) Préparez bien votre enfant


Déjà, programmer le nombre de jours en fonction de l’âge de l’enfant et de l’habitude qu’il a d’être séparé de vous. Avant 12 mois, pas plus d’une ou deux journées. Parlez-lui quelques jours en amont de cette « formidable expérience » qu’il va vivre en allant chez papi et mamie, de tout ce qu’il va faire et comme il a « trop de chance ». Insistez bien sur le côté temporaire. L’idée, c’est de le rassurer. Faites sa valise avec lui, impliquez-le au maximum. Parlez-lui en nombre de dodo pour qu’il se repère dans le temps. Et comptez-les avec lui, sur sa main. « Tu vois, 5 dodos, ce n’est pas beaucoup. »

2) Dites-lui au revoir

Après l’avoir accompagné, restez un peu avec lui chez les grands-parents pour qu’il se familiarise aux lieux à vos côtés (même s’il les connaît déjà). Expliquez-lui la journée, et à quel moment vous allez le quitter. Surtout, dites-lui au revoir avec un gros câlin. Même si ça suscite des pleurs. Évitez les départs en lousdé ou au moment de la sieste, le réveil serait un peu rude. Il risquerait de se sentir trahi et donc en insécurité. Évidemment, on évite aussi de pleurer avec lui au moment du départ. Rien de mieux pour lui coller votre angoisse.

3) Donnez des consignes sans être psychorigide

Précisez aux grands-parents les rythmes, les horaires de sommeil, l’alimentation, les rituels et gimmick avec les doudous. Donnez-leur aussi les éventuelles instructions concernant les médicaments (d’ailleurs confiez-leur le carnet de santé, on ne sait jamais). Bref, donnez-leur « le mode d’emploi » mais juste le strict nécessaire. Pour le reste, faites-leur confiance. Les yeux fermés. Chacun sa méthode. C’est ça qui est enrichissant pour nos enfants : d’avoir plusieurs modèles avec chacun sa façon de faire.

4) Appelez-le le moins possible voire pas du tout


Ça vous démange, vous voulez entendre sa voix. Oui, mais mieux vaut prendre des nouvelles auprès des grands-parents via texto ou en appelant le soir après le coucher que de parler directement à l’enfant. Ça risquerait de lui rappeler que vous n’êtes pas là, de faire naître en lui un grand sentiment de manque et de finir en crise de larmes, surtout si vous appelez le soir. D’ailleurs, en général, le 3jour, même sans appeler, ce sera le petit coup de cafard. Pour l’apaiser, prévoir une activité qui le rapproche de ses parents tout en le faisant switcher gentiment : un beau dessin pour papa et maman, leur écrire une carte postale, leur confectionner un cadeau, etc.

5) Faites confiance

On insiste sur ce point parce qu’il est fondamental. Il faut que votre enfant sente que là où vous le confiez, il est en sécurité totale, que vous n’en avez aucun doute. Faites confiance à vos parents ou à vos beaux-parents. Même s’il y a des conflits entre vous, ils ont déjà eu des enfants et veulent le meilleur pour les vôtres. Faites aussi confiance à vos enfants. Ils sauront s’adapter. Même à 15 mois. N’oubliez pas : ce n’est pas parce que c’est le gros « dawa » au moment du coucher avec vous que ça le sera avec les grands-parents. Au contraire. Dès que vous n’êtes plus là, les enfants deviennent des agneaux. Il n’y a qu’à vous, garant de leur sécurité interne et d’un amour inconditionnel, qu’il réserve le pire !